L'Université, clé de l'Europe des connaissances

L'avenir de l'Europe passe par l'innovation. Ceci est, très résumé, une conclusion partagée par deux documents qui sont appelés à marquer la feuille de route des politiques européennes et à répondre aux défis dérivés de la transition énergétique, des transformations technologiques et des tensions géopolitiques. Ce sont ceux connus sous le nom de E, avec lesquels des réponses sont recherchées pour promouvoir la compétitivité et garantir l'avenir de l'Union européenne. Un avenir qui doit être compris de l'aspect du progrès économique, mais aussi et n'est pas un problème mineur, de la défense du modèle social européen.

Le premier rapport, en charge en 2023 à l'occasion du trentième anniversaire de la création du marché unique européen et intitulé Il a été dirigé par Enrico Letta, ancien chef du gouvernement italien. Dans son diagnostic, aux quatre libertés qui définissent le marché unique – le mouvement des personnes, des biens, des services et du capital – Letta propose d'ajouter un cinquième qui correspond à celui de l'échange et de la mobilité des connaissances. Pour sa part, le rapport Menée par l'ancien chef du gouvernement italien et ancien président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi met en garde contre la nécessité de réduire l'écart d'innovation en ce qui concerne les États-Unis et la Chine, en particulier dans le secteur des technologies avancées et au milieu de la révolution de l'intelligence artificielle. Le diagnostic est clair: l'Europe ne manque pas de talent ou d'entrepreneuriat, mais il est urgent de débloquer tout son potentiel innovant, qui comprend un plus grand effort d'investissement en R&D.

Les diagnostics des deux rapports placent l'innovation comme une pierre angulaire des progrès européens dans un contexte hautement compétitif et dans lequel les normes sociales européennes sont également compromises. De l'université, nous avons analysé les deux documents pour conclure qu'il est temps de valoriser le potentiel des universités pour approfondir l'Europe de la connaissance.

Il est évident que la capacité d'innovation technologique est directement liée à la génération de connaissances scientifiques et technologiques. En ce sens, il convient de se rappeler que les universités sont responsables de plus de 70% de la production scientifique du pays et d'environ un tiers des dépenses totales de R&D. Par conséquent, le système universitaire espagnol, et par extension, l'Europe dans son ensemble, peut jouer un rôle clé afin de construire un modèle économique plus durable et plus avant-gardiste.

Nous partageons également la réflexion selon laquelle pour ne pas perdre le train de développement économique et de compétitivité, beaucoup plus de ressources sont nécessaires pour la R&D (public et privé). En fait, l'analyse des 23 pays avec les meilleurs systèmes universitaires au monde nous montre que l'Espagne est la deuxième avec moins de dépenses de R&D financées par ses sociétés, bien que nous soyons la deuxième dans laquelle davantage de R&D financés par les entreprises exécutées par les entreprises. En d'autres termes, lorsque les entreprises investissent dans la R&D, j'ai des universités, malgré des cadres normatifs trop rigides qui, parfois, entravent la collaboration entre le campus et les secteurs productifs.

En outre, l'université est attachée à l'idée qu'une prospérité fondée sur l'innovation doit être liée à la défense du modèle social européen, ce que le traité de Lisbonne 2007 identifie aux valeurs communes, et qui inclut le respect de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie, de l'égalité, de l'état de droit et du respect des droits de l'homme. En fait, Draghi lui-même a averti Ce « sinon pris des mesures, l'Union européenne devra compromettre son bien-être, son environnement et sa liberté ». Dans le même sens, le président de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué la nécessité de déployer un règlement qui permet le développement de la compétitivité et à son tour de préserver les normes sociales et environnementales européennes.

C'est aussi le positionnement des universités. Notre responsabilité sociale en tant qu'institutions de l'enseignement supérieur et de la recherche est alignée sur l'engagement à être des organisations favorisant la transformation de la société, en paris sur la formation en connaissances, en compétences et en valeurs, ainsi que pour un développement scientifique et technologique effectué en humanisme et dans des principes éthiques, qui comprend la science comme un bien public au service du progrès social.