L'Espagne, le pays où l'on peut étudier un diplôme… qui n'existe donc pas pour l'État

Vous pouvez obtenir votre diplôme, accrocher votre diplôme au mur et découvrir trop tard qu'il n'existe pas pour l'Administration. Chaque année, des centaines d'étudiants étudient en Espagne des diplômes et des masters étrangers sans savoir que ce diplôme ne peut pas être utilisé pour passer un examen, obtenir un doctorat ou exercer une profession réglementée.

Parce que? Pour qu'un diplôme étranger obtenu en Espagne ait une validité administrative, le centre doit être inscrit au Registre des universités, centres et diplômes (RUCT) du ministère de la Science, de l'Innovation et des Universités. S'il n'y figure pas, le titre n'existe pas pour l'Administration, même s'il est réel, coûteux et prestigieux.

Un fait résume tout : Le ministère ne compte que 18 centres universitaires étrangers actifs enregistrés en Espagne, alors que plus de 30 opèrent sur Internet. Autrement dit, plus de la moitié opèrent en dehors du radar officiel.

Et le vide n’est pas seulement institutionnel, mais aussi académique : Au RUCT, il n'existe que 65 diplômes universitaires et 27 masters étrangers, alors que l'offre en ligne est beaucoup plus large et échappe au contrôle officiel.

Pourquoi étudier à l'étranger en vaut la peine… et pas ici. Le paradoxe est clair. Si le même diplôme est obtenu au Royaume-Uni, aux États-Unis ou dans un autre pays, l'étudiant peut demander son homologation ou son équivalence en Espagne. Le blocage apparaît lorsque l'enseignement est dispensé sur le territoire espagnol sans que le centre soit officiellement reconnu comme « étranger » dans le registre de l'État.

Les communautés autonomes ont la clé. Les pouvoirs universitaires sont transférés, ce sont donc eux qui doivent inspecter les centres et proposer leur inscription au RUCT.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire ici.