Forcer une fille à manger en lui tenant le cou et en frappant un enfant avec la main d'une autre personne : ce que montrent les vidéos du propriétaire de la crèche d'Algemesí

Une femme de 55 ans, propriétaire d'une garderie dans la municipalité d'Algemesí, à Valence, a été arrêtée vendredi dernier, accusée d'avoir secoué, harcelé, frappé et enfermé des enfants de moins de trois ans dans des pièces voisines sans surveillance. Le propriétaire du centre est libre avec mesures de précaution et le centre est fermé.

Dans l'une des vidéos, vous pouvez voir comment le responsable du centre force une fille à manger de force un morceau de pomme tout en la tenant par le cou. Dans une autre, la femme prend la main d'un enfant et en frappe un autre qui avait auparavant frappé le premier, selon le journal Levante-EMV. Les travailleurs du centre, les plaignants, ont décidé de rester plus longtemps pour documenter les attaques et pouvoir les dénoncer, selon SER.

« La chose facile aurait été qu'ils quittent leur travail, comme l'ont fait les précédentes éducatrices, mais ils sont restés pour pouvoir rassembler les preuves nécessaires, et ainsi protéger les mineurs », expliquent des sources proches des plaignants, qui soulignent également que la collecte des images n'a pas été facile. La femme fait l'objet d'une enquête pour délits d'abus habituels sur mineurs et pour délit continu de harcèlement injuste de mineurs, selon le Tribunal Supérieur de Justice de la Communauté Valencienne, le TSJCV.

L'école maternelle accueillait des élèves de zéro à trois ans et était inscrite au Registre des centres d'enseignement de la Communauté valencienne, dépendant du ministère de l'Éducation, en tant que centre éducatif.

Enfant du premier cycle.

Le détenu de cette commune de 28.306 habitants ne pourra en aucun cas approcher ou contacter les mineurs enregistrés, ni se rendre au centre pendant le traitement de son dossier. Pendant cette période, toute activité professionnelle – rémunérée ou non – liée aux mineurs est interdite, comme convenu par le tribunal d'instruction d'Alzira. Les familles des mineurs concernés seront convoquées dans les prochains jours par la police pour visionner le contenu des vidéos et traiter les plaintes si elles l'estiment, comme elles en ont été informées.

Après la fermeture du centre, les mineurs ont la garantie de leur relocalisation vers d'autres centres, comme l'a rapporté ce mardi le ministère de l'Éducation.