La Trésorerie Générale de la République (TGR) a présenté lundi un plan de recouvrement effectif des dettes du Crédit avec Garantie de l'État (CAE), un prêt étudiant convenu par des milliers d'étudiants pour entrer à l'université et obtenu auprès de banques privées avec la garantie de l'État. La mesure fait partie de ce que l'on appelle promu par l'administration de droite de José Antonio Kast, qui vise à organiser les finances publiques pour gérer ce qui est promu par l'Exécutif. Cette mesure s'ajoute à la limitation de l'octroi de cours universitaires gratuits qui, selon la proposition du gouvernement, ne seront pas délivrés aux candidats de plus de 30 ans.
Le ministre des Finances, Jorge Quiroz, a déclaré que l'autorité chercherait à payer la dette des défaillants avec l'un des instruments prévus par la législation en vigueur. « Nous allons agir avec beaucoup d'agilité dans les pouvoirs du jugement exécutif qui inclut les embargos. J'espère que nous ne verrons pas de grandes manifestations pour défendre les gens qui gagnent plus de cinq millions de pesos et qui le gagnent grâce à un prêt que l'État leur a accordé. Il me serait difficile de comprendre cela », a déclaré le ministre Quiroz.
Qui recouvre la dette du CAE
Les personnes qui ont étudié avec le crédit et qui ont leur compte à jour paient leurs frais directement auprès de la banque avec laquelle elles ont signé le prêt. Les débiteurs qui ont arrêté de payer depuis plusieurs mois doivent s'adresser à la TGR, l'organisme public chargé de collecter l'argent des avantages fiscaux. La TGR prend en charge le recouvrement de la dette puisque les banques rendent effective la garantie étatique du CAE.
Le plan de recouvrement du Trésor
Selon la TGR, environ 550 000 personnes ont une dette envers le CAE. Le plan de collecte est divisé en deux groupes de défaillants. Le premier groupe envisage le début d'un processus de recouvrement avec des actions judiciaires directes, sans accès aux accords de paiement, pour les débiteurs dont les revenus mensuels sont supérieurs à 5 millions de pesos (5 300 dollars). L'entité a précisé que les mesures visant à favoriser la régularisation du paiement comprennent l'ouverture de procédures d'exécution adaptées à la situation de chaque débiteur. Dans un deuxième groupe se trouvent les défaillants qui ont un revenu mensuel inférieur à 5 millions de pesos, selon la dernière Opération Revenu (2025), et qui maintiennent une dette égale ou supérieure à 1 unité fiscale mensuelle (UTM), équivalente à 69 889 pesos (76 dollars), qui peuvent accéder aux accords de paiement.
Si elles ne disposent pas d'informations sur les revenus, les personnes autorisées à conclure la convention peuvent joindre l'attestation d'opération de revenus et, si elles ne déclarent pas de revenus, l'attestation de cotisations de retraite, via le Bureau Virtuel. De même, ceux qui déclarent des revenus, mais qui sont actuellement au chômage, peuvent prouver leur situation de la même manière. Les défaillants résidant à l’étranger peuvent régulariser leur situation à distance. Des informations complètes sont disponibles sur le site officiel de TGR.
La saisie pour non-paiement
L'Exécutif a averti les débiteurs que la saisie des biens (maisons, véhicules, meubles, etc.) des défaillants du CAE est une possibilité, même si les spécialistes estiment que cette possibilité est complexe car elle dépend de qui collecte le compte et de la judiciarisation pour exécuter le recouvrement. La TGR a expliqué que le processus de récupération des ressources fiscales peut inclure des mesures telles que la saisie ou la rétention d'actifs, tels que des fonds sur des comptes bancaires, des rémunérations ou d'autres actifs financiers, toujours conformément au cadre juridique en vigueur. L'étude juridique explique qu'un embargo peut être effectué après que l'institution financière a engagé des actions judiciaires de recouvrement pour recouvrer la dette, bien que ce type de cas soit marginal car la garantie de l'État transfère le paiement à la TGR. Une forme de collecte dont dispose le Trésor est la retenue à la source des remboursements d’impôts.