L'OPEP +, la version agrandie de l'organisation des pays exportateurs de pétrole, a convenu samedi une nouvelle augmentation de production, cryptée dans 411 000 barils par jour pour juillet, dans le but de récupérer la part de marché et de punir les surproductors. La décision, adoptée lors d'une réunion virtuelle dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie, représente la troisième augmentation consécutive approuvée par cette agence, ce qui augmente le total restauré en seulement quatre mois à 1,37 million de barils par jour, plus de la moitié des 2,2 millions de barils qu'elle a l'intention de présenter sur le marché.
Cette décision est un amendement dans l'ensemble en ce qui concerne la politique des réductions appliquées au cours des dernières années, dans lesquelles plus de 5 millions de barils ont été tirés du marché, ce qui équivaut à 5% de la demande mondiale. OPEP +, dirigé par l'Arabie saoudite et la Russie (Les deuxième et troisième producteurs maximaux de pétrole brut de la planète, après les États-Unis), tentent de récupérer des parts de marché, au détriment de la sacrification des marges et de punir les pays alliés à la surproduction comme l'Irak et le Kazakhstan. « La décision d'aujourd'hui montre que la part de marché est une priorité. Si le prix ne génère pas les revenus souhaités, ils s'attendent à ce que le volume le fasse », a déclaré l'analyste Harry Tchilinguir. ONYX Capital Group.
Le baril de Brent, la principale référence en Europe, réussit un ajustement des prix de 24% jusqu'à présent cette année en raison d'un refroidissement économique, principalement causée par la guerre commerciale décrétée par le président américain, Donald Trump, contre tous ses partenaires commerciaux en Europe et en Asie. L'imposition des tarifs des ventes a forcé une révision généralisée des perspectives de croissance mondiale, comme celle réalisée par le Fonds monétaire international il y a seulement un mois. Cette agence réduit à un demi-point la croissance du PIB mondial pour cette année (de 3,3% à 2,8%) et en trois dixièmes pour lesquels il vient (de 3,3% à 3%). La seule économie avancée qui a été menée par l'adaptation était l'Espagne, dont le PIB augmentera de 2,5% cette année (deux dixièmes de plus que prévu dans le dernier rapport) et 1,8% en 2026, en maintenant les prévisions précédentes.
L'ajustement était répandu parmi les membres du fonds, bien qu'avec un enseignement spécial au Mexique, aux États-Unis et au Canada. Cruisant de 1,7% en 2025, selon le dernier rapport du FMI, l'économie mexicaine se contractera désormais 0,3%. Pour sa part, l'augmentation du PIB américaine pour cette année sera limitée à 1,8%, contre 2,7% prévue précédemment, tandis que dans le cas du Canada, la baisse est de six dixièmes à 1,4%.