L'UE débat demain de sa relation avec Israël et l'Espagne demandera la suspension de l'accord d'association
Ce mardi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne auront l'occasion de débattre de leurs relations avec Israël au sein d'un Conseil au cours duquel l'Espagne envisage de demander la suspension de l'accord d'association avec ce pays en raison de violations des droits de l'homme. Les ministres, qui se réuniront à Luxembourg, discuteront également, entre autres sujets, de la situation dans le détroit d'Ormuz.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a annoncé que l'Espagne demanderait à l'UE de suspendre l'accord d'association avec Israël face aux « violations des droits de l'homme » commises par l'exécutif du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après que les autorités espagnoles, irlandaises et slovènes ont envoyé une lettre en ce sens.
La suspension de l'accord d'association avec Israël nécessite l'unanimité des Vingt-Sept et certains pays, comme l'Allemagne, insistent sur l'importance de maintenir ouverts tous les canaux de communication avec le gouvernement de Benjamin Netanyahu. Des sources communautaires ont souligné que la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Kaja Kallas, « est déterminée à mettre tous les outils disponibles sur la table ».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a proposé en septembre la suspension des concessions commerciales prévues dans l'accord d'association avec Israël (qui requiert une majorité qualifiée) et des sanctions contre les ministres extrémistes du gouvernement israélien et les colons violents (qui nécessitent l'unanimité). L'annonce alors d'un plan de paix pour Gaza promu par les États-Unis a ralenti l'avancée des propositions, même s'il est désormais confirmé que la situation dans la bande a stagné. « Il est clair que la situation mérite un débat », ont ajouté d'autres sources diplomatiques. (Efe)