La Catalogne promeut un plan visant à garantir 24 heures d'eau en cas de pannes de courant ou de situations « extrêmes »

Le Gouvernement, à travers l'Agence Catalane de l'Eau (ACA), est en train d'élaborer un plan pour assurer les services du cycle de l'eau en cas d'éventuelles pannes de courant, comme celle d'il y a un an, ou d'autres situations « extrêmes », et l'une des mesures est de garantir 24 heures de continuité du service d'eau, tant d'approvisionnement que d'assainissement. Comme l'a déclaré mardi la ministre du Territoire, du Logement et de la Transition écologique de la Generalitat et porte-parole du gouvernement, Sílvia Paneque, l'objectif est de « transformer une situation critique en une planification pour faire face à des événements et des situations » comme celle vécue il y a tout juste un an.

« Que nous puissions progressivement assurer la continuité 24 heures sur 24 des services essentiels d'approvisionnement et d'assainissement », et assure que cela implique de réguler les pressions pour étendre la disponibilité de l'eau, utiliser des groupes électrogènes, ainsi que de nouvelles infrastructures telles que des réservoirs. Il souligne que de ce qui a été vécu il y a un an, une « leçon » a été tirée pour une planification qui assure la stabilité et la continuité du service d'eau et que la Catalogne est préparée à d'éventuelles situations telles qu'une panne de courant.

La grande panne d'électricité qui a frappé l'Espagne il y a un an a touché quelque 400 000 personnes dans la zone métropolitaine de Barcelone, qui se sont retrouvées sans eau chez elles à la suite d'une panne d'électricité de 12 heures. « Nous ne pouvons pas éviter des événements imprévus comme celui-ci ou d'autres qui pourraient survenir, mais nous pouvons garantir la capacité de ces 24 heures dans un service aussi essentiel que l'eau dans des situations extrêmes », ajoute Paneque.

Le directeur de l'Agence catalane de l'eau (ACA), Josep Lluís Armenter, a considéré que ces 24 heures «seraient le minimum que le service devrait garantir», et considère que c'est quelque chose à prendre en compte dans la planification et voir si toutes les municipalités ont ces 24 heures garanties ou non. Il préconise également de disposer de systèmes d'auto-approvisionnement, afin que face à « une crise comme celle survenue il y a un an, le service » de l'eau puisse être maintenu, et également d'améliorer la communication entre les différentes unités et avec les opérateurs externes d'approvisionnement et d'assainissement. Selon lui, les groupes électrogènes et le diesel sont « l'élément clé » pour que les différentes stations d'épuration puissent fonctionner, en plus de savoir quels sont les points où le diesel peut être disponible, comment se rendre à ces stations-service et avoir la garantie de pouvoir remplir les réservoirs.

Le directeur de l'ACA, Daniel Meroño, souligne que l'ACA considère la nécessité d'élaborer un plan de continuité de service pour garantir la continuité des services de l'ACA dans les situations d'urgence, avec l'identification des risques et la définition de protocoles d'action et de communication « efficaces ».

Les risques ont été étudiés en 47 catégories, développant six protocoles : pour l'action et le fonctionnement du bureau de crise de l'ACA en raison d'impact sur le service interne ; en raison de l'impact global sur le cycle de l'eau ; en raison de situations d'alerte de la Protection Civile et de graves modifications du service de transport ; en raison de la perte de communications essentielles ; en raison de la perte d'exploitation d'un centre de travail et d'une panne de l'alimentation électrique.

Le plan prévoit d'assurer 72 heures de service dans les installations essentielles de l'ACA, en cas d'urgence ; examiner les plans d'urgence ou de continuité des services ; et travailler sur des systèmes afin que l’autogénération soit une ressource « viable », entre autres aspects. Par ailleurs, il est rappelé qu'il existe actuellement 221 installations photovoltaïques opérationnelles dans les stations d'épuration, totalisant une puissance installée de 12,4 mégawatts crête et produisant environ 14 gigawattheures par an d'énergie renouvelable, et que ces réseaux « doivent pouvoir rester opérationnels dans des situations de crise ».

Planification des investissements

L'ACA a défini un premier plan d'investissement pour « renforcer la continuité de service » dans un ensemble d'installations sanitaires considérées comme critiques, comme les stations d'épuration (STEP) d'Abrera, Caldes de Montbui, Granollers, Sant Feliu de Llobregat ou Vic, entre autres. Ensemble, ces installations représentent une consommation énergétique annuelle approximative de 96.690 mégawatts par heure et le planning économique initialement prévu est estimé à environ 6,8 millions d'euros pour l'installation des groupes électrogènes et de leurs réservoirs.

Des investissements sont également prévus en termes de communications sécurisées à travers le Xarxa RESCAT : le coût attendu pour l'incorporation de nouveaux terminaux est d'environ 20 000 euros, auquel il faut ajouter un coût annuel de 60 000 euros correspondant au service et au support de la ligne ; et une fois la mise en œuvre prévue réalisée, l'ACA disposera de quelque 135 appareils de communication opérationnels.