L'Institut de la Femme publie sur son site Internet un document honteux dans lequel il défend l'usage du hijab chez les jeunes femmes musulmanes espagnoles dans le système éducatif. Il commence par dire qu'en Espagne, aucune loi n'interdit l'utilisation de ce drapeau du machisme le plus rance dans les centres publics. Et bien sûr, ce n’est pas le cas lorsque, pendant des décennies, les revendications des féministes en faveur d’une éducation mixte permettant aux filles et aux jeunes de vivre dans l’égalité ont été ignorées, sinon étouffées par l’hostilité, du moins dans les espaces où ils sont éduqués à ces valeurs. Toutes les femmes espagnoles ont le droit à la souveraineté sur leur propre corps et à en faire ce qu'elles veulent, sauf si ces Espagnoles ont le malheur de naître dans des familles musulmanes. Nous le devons donc à notre religion, au père, au mari, au frère, à l'imam de la mosquée et à tous les prédicateurs qui pullulent aussi bien dans le monde physique que virtuel et nous le devons aussi à ce bras féminin des fondamentalistes que sont les , ceux qui disent qu'ils se couvrent parce qu'ils le veulent et que leur identité et je ne sais quoi d'autre. L'idéologie complète de l'Islam est dans ce document de l'organisation qui doit nous protéger tous également, dans la bouche des témoignages de ceux qui ont déjà été endoctrinés par les organisations politico-religieuses qui ont le voile comme drapeau. Que les filles croient vraiment qu'elles ont la liberté de choisir de se couvrir ou non est logique compte tenu de l'aliénation qu'entraîne l'extrémisme religieux et que personne ne l'arrête. Personne ne leur demande d’où vient ce choix qui, curieusement, est partagé par tant de filles musulmanes. Pourquoi ont-ils tous soudain la même idée, celle de se couvrir pour afficher leur identité ? Les hommes n'ont-ils pas une identité ? N'ont-ils pas de religion ?
Le document parle du respect de la liberté religieuse, ce qui est une contradiction flagrante, puisque ce qui est défendu est la liberté d'asservir les femmes. Ceux qui l'exigent ne respectent pas le libre développement des filles et des jeunes sans l'hypersexualisation précoce qu'entraîne le hijab (si on se couvre c'est pour éviter de provoquer le désir des hommes, donc si une fillette de cinq ans porte un voile c'est parce que quelqu'un la considère déjà comme un corps sexuellement attirant) ni la marque au fer chaud qui porte ce tissu léger sur la tête. Au fond, ce que distille cette vision relativiste n’est rien d’autre que du racisme de genre, plus qu’une « islamophobie de genre ».