La tempête détruit jusqu'à 82% des réserves d'eau des bassins internes de la Catalogne

La tempête qui a balayé la Catalogne la semaine dernière a fait grimper les réserves d'eau des bassins internes à 82%, alors qu'elles étaient lundi dernier à 70,5%, ce qui représente une augmentation de 11 points. Les données publiées ce lundi par l'Agence catalane de l'eau (ACA) confirment que tous les réservoirs des bassins internes catalans sont passés de 478 hectomètres cubes à 552 en seulement sept jours. La longue sécheresse a placé les réservoirs du système Ter-Llobregat, qui alimente Barcelone et sa zone métropolitaine et Gérone et ses environs, à 34,5% à la même période l'année dernière.

Parmi les points forts figurent le réservoir Darnius Boadella, qui est à 77,3% de sa capacité (59% lundi dernier) ; celui de Sau, à 67,2% (contre 41,4%) ; Susqueda, à 98,6% (contre 91,9%) ; La Baells, à 80,2% (77,5% la semaine dernière) et La Llosa del Cavall, à 81% (contre 79,9%). En revanche, Sant Ponç est à 79,6% (la semaine dernière, il était à 79,8%) ; Foix, à 88,7% (contre 76,3%) ; Siurana, à 15% (12,6% mardi dernier) et Riudecanyes, à 42,7% (contre 34,4%).

Les réservoirs du bassin de l'Èbre sont à 57% de leur capacité, avec 4.481 hectomètres cubes sur les 7.800 qu'ils peuvent contenir au total, et ils restent à des records similaires à ceux de la semaine précédente, selon les données publiées ce lundi par la Confédération hydrographique de l'Èbre (CHE). Au cours de la même semaine de l'année dernière, il y a eu 5.895 hectomètres cubes, correspondant à 76% de la capacité totale, alors que la moyenne des cinq dernières années est de 63%, avec 4.946 hectomètres cubes.

Ce lundi, le président de la Generalitat, Salvador Illa, a visité les travaux du barrage d'Els Guiamets (Tarragone). Le projet garantira l'irrigation dans la région du Baix Priorat grâce à la connexion avec l'Èbre, en plus de résoudre les problèmes de fuites dont elle souffre. Les agriculteurs de la zone sont approvisionnés à partir de ce petit réservoir, mais la sécheresse extrême entre 2023 et 2024 a empêché l'irrigation et conduit à une absence totale de revenus lorsque les réserves ne dépassaient pas 10 %.

Les travaux, promus et exécutés par le CHE, ont eu un investissement de 5,9 millions d'euros, ils donneront de l'autonomie aux irrigants, puisque la communauté a besoin que le réservoir soit à 30% pour pouvoir irriguer. Elle est actuellement à 42% de sa capacité. « L'engagement et l'objectif du Gouvernement est de réaliser les travaux quand il pleut. Juste parce qu'il pleut, tout n'est pas résolu, nous nous préparons mieux pour ne pas dépendre de la pluie et pouvoir avoir une activité agricole à pleine capacité », a déclaré Illa.