Le gouvernement affronte en février des grèves de médecins, d'enseignants et de conducteurs de train en pleine crise des Rodalies

Le gouvernement de Salvador Illa fait face à un mois de février plongé dans la crise des Rodalies et avec un agenda dans lequel s'accumuleront les grèves des conducteurs de train et des médecins, courantes dans toute l'Espagne, et des enseignants. Les mobilisations des trois secteurs débuteront lundi 9 et se poursuivront jusqu'au lendemain 20. Le calendrier représente une autre difficulté supplémentaire pour l'Exécutif, désormais dirigé par le conseiller Albert Dalmau, qui a assumé les fonctions de président Salvador Illa, souffrant d'ostéomyélite, et supervisera celles de la ministre de l'Éducation, Esther Niubó, qui est en congé depuis ce week-end en raison d'une opération.

Le 21, le Syndicat des Machinistes (SEMAF) a appelé à trois jours de grève, les 9, 10 et 11 février, pour exiger des mesures de sécurité après la mort de deux travailleurs dans les accidents ferroviaires d'Adamuz (Cordoue) et de Gelida (Barcelone). La mobilisation est appelée dans toute l'Espagne. Pendant que cette protestation a lieu, le secteur de l'éducation, le 11, est également appelé à faire grève, du I3 au Baccalauréat et à la Formation Professionnelle, exigeant des améliorations salariales, une réduction du nombre d'élèves par classe et une diminution de la bureaucratie.

La deuxième semaine de février débutera par une grève de quatre jours des médecins, du 16 au 20, pour critiquer la loi-cadre promue par le ministère de la Santé. Les syndicats médicaux ont appelé à des manifestations intermittentes dans toute l’Espagne. Lluïsa Moret, porte-parole du CPS, a qualifié ce lundi d'« expression du système démocratique » la vague de protestations qui s'abat sur le gouvernement. « Nous respectons toute revendication. Le CPS cherche des solutions pour que les services publics fonctionnent », a-t-il déclaré, précisant qu'il y a des infrastructures qui souffrent de déficits depuis des décennies et que certaines revendications d'autres secteurs nécessitent des solutions globales.

Malgré le calendrier de manifestations qui l'attend et l'effondrement de Rodalies, le Gouvernement maintient son objectif d'approuver les budgets 2026 avant la fin de ce trimestre. L'Exécutif tiendra ce mardi une réunion avec les Communes, qui devait initialement se tenir le 19 mais a été reportée en raison de l'accident de train, pour analyser le degré de respect des suppléments de crédit. Les communes, qui ont demandé au gouvernement de maintenir la réduction des transports publics pendant tout le mandat, demandent que des sanctions soient imposées dès maintenant à ceux qui ne respectent pas la loi sur le logement et demandent qu'elle soit débloquée pour commencer à négocier les comptes.