La Police libère 65 personnes qui travaillaient en semi-esclavage dans une ferme agricole d'une ville de Murcie

Ils travaillaient dans les champs par équipes 24 heures sur 24, se reposaient dans des pièces exiguës avec des matelas au sol, cuisinaient et mangeaient dans des installations totalement insalubres et sales. C'est l'enfer dont la Police Nationale a sauvé 65 personnes, principalement originaires d'Inde et du Népal, qui travaillaient dans des conditions de semi-esclavage pour une entreprise agricole de la municipalité d'Ulea, à Murcie.

Le propriétaire de l'entreprise et chef présumé de ce complot d'exploitation économique purge actuellement une peine de prison pour d'autres délits similaires commis avec une autre entreprise de la province d'Albacete. La Police a également arrêté cinq autres personnes, dont trois ont été placées en détention provisoire pour ces événements.

Les citoyens libérés se trouvaient en situation irrégulière en Espagne, et les détenus ont profité de cette situation d'extrême vulnérabilité pour les exploiter et les forcer à travailler dans des conditions absolument inhumaines, selon des sources de l'enquête, débutée en septembre 2025 en collaboration avec l'Inspection du travail et de la sécurité sociale de Murcie et l'opération EMPACT d'Europol.

Comme l'a révélé l'enquête policière, ces immigrés irréguliers ont été exploités « dans des conditions totalement précaires et abusives », contraints de travailler 24 heures sur 24 dans des équipes différentes et « soumis à des conditions indignes et inhumaines ».

Ces personnes passaient tout leur temps dans la propriété agricole de la municipalité d'Ulea, une ville d'à peine mille habitants de la vallée de Ricote, à l'intérieur de la région de Murcie. Dans les installations agricoles, certaines pièces ont été aménagées, que la police a qualifiées d'« insalubres », dans lesquelles les personnes désormais libérées se reposaient dans des conditions de surpeuplement, se lavaient ou mangeaient.

Les images fournies par la police montrent des matelas occupant tout le sol des chambres, sur lesquels sont entassés les couvertures et les effets personnels des personnes exploitées, ainsi que des petits appareils de cuisine très sales.

Les cinq détenus dans le cadre de cette opération sont accusés de délits contre les droits des citoyens étrangers, de promotion de l'immigration clandestine et d'appartenance à une organisation criminelle.