Irene Montero signale des menaces de mort à la police et demande protection à l'Intérieur

L'eurodéputée Podemos Irene Montero a signalé à la police nationale qu'elle avait reçu des menaces de mort de la part d'une organisation néonazie et a demandé la protection du ministère de l'Intérieur.

Montero a reçu ces menaces de mort « ces derniers jours », comme le rapporte Podemos, qui explique que ces menaces indiquent le domicile de l'eurodéputé, où résident ses enfants mineurs et son compagnon, Pablo Iglesias.

En raison de ces événements, Montero a demandé au Ministère de l'Intérieur de garantir sa protection et celle de sa famille. Des sources de ce ministère ont confirmé que la demande de protection est arrivée et que l'évaluation des risques est en cours. Depuis la manifestation du 8-M à Madrid, Montero a rappelé que chaque jour de nombreuses femmes, dans la sphère publique, reçoivent des insultes, des humiliations, des moqueries et des menaces très graves, et parmi elles elle a nommé Cristina Fallarás ou Sarah Santaolalla. Montero, qui a assuré que c'est la police elle-même qui lui a accordé cette importance, a expliqué que la plainte a également pour but que tout le monde sache que, malgré l'énorme violence politique exercée contre les femmes féministes, elles n'abandonneront pas l'espace public.

« Nous n'allons pas abandonner l'espace public qui est autant le nôtre que celui des autres. Nous défendons ici un monde meilleur contre l'horreur des guerres que les super-riches imposent à l'humanité entière », a-t-elle ajouté. L’eurodéputée a indiqué : « Nous n’allons pas quitter l’espace public précisément parce que nous, les féministes, arrêtons le fascisme. » « On dit tout le temps que le danger c'est le féminisme […] Nous répondons qu’ils représentent le danger et que nous sommes là pour les arrêter et construire un monde meilleur », a-t-elle conclu.