Alphabet repart faire du shopping. La maison mère de Google a annoncé ce lundi un accord définitif pour acquérir Intersect, fournisseur de solutions d'infrastructures énergétiques et de centres de données, pour 4,75 milliards de dollars (plus de 4 milliards d'euros) en numéraire, plus la reprise de la dette.
En ce sens, Alphabet détenait déjà une participation minoritaire dans Intersect, issue d'un tour de financement annoncé précédemment.
Selon le géant de l’Internet, cette acquisition permettra de lancer plus rapidement davantage de centres de données et de capacités de production, tout en accélérant le développement et l’innovation énergétiques.
Dans un communiqué, Alphabet note que la transaction inclut l'équipe de classe mondiale d'Intersect et plusieurs gigawatts de projets d'énergie et de centres de données en cours de développement ou de construction, résultant de sa collaboration avec Google. Intersect explorera également diverses technologies émergentes pour augmenter et diversifier l'approvisionnement énergétique, tout en soutenant les investissements de Google dans les centres de données aux États-Unis pour répondre à la demande de ses clients et des utilisateurs du cloud.
Les opérations d'Intersect resteront indépendantes d'Alphabet et de Google sous la marque Intersect et seront dirigées par Sheldon Kimber.
La société collaborera étroitement avec l'équipe d'infrastructure technique de Google, poursuivant son travail sur des projets en développement et de nouveaux projets communs. Cela comprend le premier centre de données et site électrique partagé annoncé par les sociétés, en construction dans le comté de Haskell, au Texas.
Intersect, soutenu par la société de capital-investissement TPG, s'est concentré sur des solutions d'énergie propre pour alimenter les grands centres de données, notamment des projets d'énergie solaire et de stockage par batterie. La société a maintenu cette année une étroite collaboration avec les hyperscalers, commercialisant d’immenses installations au Texas, que le PDG d’Intersect, Sheldon Kimber, a appelé « le Disneyland de l’énergie » pour ses abondantes ressources éoliennes et solaires. L'entreprise possède 15 milliards de dollars d'actifs énergétiques en exploitation ou en construction aux États-Unis.
Il s'agit de la deuxième plus grande transaction d'entreprise annoncée par Alphabet au cours de l'année 2025. La société a annoncé en février le rachat de Wiz, une start-up dans le domaine de la cybersécurité cloud, pour 32 milliards de dollars (plus de 27,2 milliards d'euros), dans le cadre de ce qui constitue la plus grosse acquisition de son histoire. En outre, en mai dernier, elle a finalisé l'achat de Galileo AI, une plateforme d'outils pour l'IA générative.
Alphabet prévoit d'investir plus de 75 milliards de dollars dans le développement, notamment de l'infrastructure de l'IA. Justement, la firme est en négociations avec Meta Platforms, pour un investissement de milliards de dollars dans l'utilisation de puces de la société mère de Google axées sur l'IA. Un mouvement qui cherche à remettre en cause la position de Nvidia.
De plus, la société mère de Google a contesté le leadership d'OpenAI avec son ChatGPT, avec le lancement de la nouvelle version de Gemini. Le géant a annoncé compter déjà plus de 650 millions d’utilisateurs de cette technologie.
En ce sens, Alphabet est l’une des valeurs marquantes du Nasdaq. Ses actions ont grimpé de plus de 63% en Bourse depuis le début de l'année, ce qui a porté le groupe à près de quatre mille milliards de dollars de capitalisation boursière, seulement derrière Nvidia et Apple, et devant Microsoft.