Le phénomène Vito Quiles ou comment un ultra agitateur fait de l'université sa scène politique

Vito Quiles a porté la confrontation jusqu'aux portes de l'université publique. L'ultra agitateur se présente comme un défenseur de la liberté contre ce qu'il appelle les « nids à rats marxistes », mais sa tournée dans les campus espagnols a laissé un sillage de tensions, de troubles et de divisions.

Et non, il n’a rien inventé de nouveau. Quiles copie le scénario d'ultra communicateurs américains comme Charlie Kirk ou Ben Shapiro, qui ont fait de l'université leur champ de bataille culturel.

  • Seulement que sa version espagnole a vidé tout contenu académique ou argumentatif.
  • C’est-à-dire qu’il n’y a pas de pourparlers ni de débats, seulement des harangues, des cris et des slogans simplifiés. Il ne cherche pas à débattre d’idées, mais plutôt à provoquer une réaction et à gagner en visibilité.

En plus, il le fait sans autorisation. Aucune des onze universités visitées – de Barcelone aux îles Canaries – n’a autorisé ses actions, estimant qu’elles manquaient de sens académique ou culturel.

  • Les recteurs défendent la liberté d'expression, mais rappellent qu'elle dispose de canaux et d'espaces légitimes.

C’est là que réside le dilemme : l’ignorer ou lui tenir tête ? Les universités et les mouvements étudiants doutent de la manière de réagir face à un phénomène qui s’amplifie en raison de controverses.

  • Les experts préviennent que Quiles peut utiliser toute réaction pour renforcer son histoire.
  • Mais ils mettent aussi en garde contre le risque de minimiser le phénomène, qui représente un modèle de communication basé sur la haine, la désinformation et la dégradation du débat public.

©Photo : Francisco J. Olmo (Europa Press)

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