Y a-t-il eu un complot national pour les bébés volés ? Les généticiens légistes répondent avec des données

NAC54. MADRID, 03/04/2012.- Un opérateur tamise la terre extraite lors de l'exhumation d'une des tombes étudiées par le parquet de Castellón en relation avec les cas de bébés volés. EFE/Domenech Castelló
Photo: Domenech Castelló (EFE)

Une équipe de généticiens légistes de l'Institut national de toxicologie a publié la première étude scientifique analysant les exhumations de nouveau-nés qui auraient été volés entre 1950 et 1990.

Le rapport est direct : Les données ne soutiennent pas l’existence d’un complot organisé de vols dans les hôpitaux, qualifiant le chiffre de 300 000 cas de « canular » qui a généré une angoisse collective sans base probante.

Alors d’où vient ce chiffre ? D’après une estimation hypothétique d’un avocat en 2010.

  • Même s'il manquait de base statistique (il s'agirait de 27 vols par jour pendant 30 ans), il a fait son chemin dans la presse internationale.
  • Cela a généré un « effet d’appel » et une psychose collective qui ont conduit des milliers de familles à soupçonner des morts biologiques survenues il y a des décennies.

Qu’ont trouvé les scientifiques dans les tombes ? Contrairement au récit des « cercueils vides », les experts légistes précisent que des restes humains ont été retrouvés dans 117 des 120 exhumations analysées.

Cela signifie-t-il qu'il n'y a pas eu de victimes ? Pas tout à fait.

  • Les généticiens remettent en question « le récit répandu de vols systématiques » dans les hôpitaux et rejettent « la conjecture transformée en canular des 300 000 cas de bébés volés en Espagne ».
  • Mais ils ne nient pas le drame de milliers de femmes qui, sous Franco, ont été contraintes par des institutions telles que le Women's Trust ou par leur propre famille à abandonner leurs enfants, une pratique déjà reconnue comme une violation des droits de l'homme.

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