Photo: Domenech Castelló (EFE)
Une équipe de généticiens légistes de l'Institut national de toxicologie a publié la première étude scientifique analysant les exhumations de nouveau-nés qui auraient été volés entre 1950 et 1990.
Le rapport est direct : Les données ne soutiennent pas l’existence d’un complot organisé de vols dans les hôpitaux, qualifiant le chiffre de 300 000 cas de « canular » qui a généré une angoisse collective sans base probante.
Alors d’où vient ce chiffre ? D’après une estimation hypothétique d’un avocat en 2010.
- Même s'il manquait de base statistique (il s'agirait de 27 vols par jour pendant 30 ans), il a fait son chemin dans la presse internationale.
- Cela a généré un « effet d’appel » et une psychose collective qui ont conduit des milliers de familles à soupçonner des morts biologiques survenues il y a des décennies.
Qu’ont trouvé les scientifiques dans les tombes ? Contrairement au récit des « cercueils vides », les experts légistes précisent que des restes humains ont été retrouvés dans 117 des 120 exhumations analysées.
Cela signifie-t-il qu'il n'y a pas eu de victimes ? Pas tout à fait.
- Les généticiens remettent en question « le récit répandu de vols systématiques » dans les hôpitaux et rejettent « la conjecture transformée en canular des 300 000 cas de bébés volés en Espagne ».
- Mais ils ne nient pas le drame de milliers de femmes qui, sous Franco, ont été contraintes par des institutions telles que le Women's Trust ou par leur propre famille à abandonner leurs enfants, une pratique déjà reconnue comme une violation des droits de l'homme.
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