Les syndicats enseignants majoritaires, dirigés par l'Ustec, ont mis en garde ce lundi contre « l'escalade du conflit » si le gouvernement ne participe pas à la réunion bilatérale convoquée mardi, après que l'exécutif du CPS les a convoqués pour négocier jeudi à la table sectorielle avec CC.OO. et l'UGT.
Dans une déclaration commune, l'Ustec, l'Aspepc -les enseignants du secondaire-, la CGT et Intersindical ont qualifié d'«irresponsable» le refus du gouvernement de se réunir mardi à l'Université de Barcelone (UB) après la protestation massive de vendredi dernier, qui a rassemblé quelque 35.000 personnes dans les rues de Barcelone.
Albert Dalmau, de la Présidence, ne participera pas à cette réunion et maintiendra son projet de convoquer ce jeudi la table du secteur de l'Éducation au cours de laquelle les dirigeants du ministère rencontreront les porte-parole des cinq syndicats représentés. L'USTEC, la CC OO, l'UGT, l'ASPEC –le syndicat des enseignants du secondaire- et la CGT. L'intention du conseiller est de rencontrer séparément chacun des syndicats dans l'après-midi. Le gouvernement soutient depuis des jours qu'il s'agit d'un accord historique, que les enseignants ont le droit de protester mais que les améliorations doivent être basées sur un principe de réalité.
En revanche, l'Ustec et les autres syndicats critiques ont regretté que le gouvernement « entende ignorer » leur demande de réunion urgente après les mobilisations et les renvoie à une table sectorielle ordinaire « comme si la situation actuelle était normale ».
De même, ils considèrent comme « grotesque » l'appel du gouvernement à préserver les espaces institutionnels de négociation, affirmant que c'est le gouvernement lui-même qui a « miné » la table sectorielle en concluant récemment un accord avec CC.OO. et l'UGT, en dehors de la majorité syndicale.
En ce sens, ils rappellent que ledit pacte a été signé le jour même de la tenue d'une réunion de cet organisme, ce qu'ils interprètent comme un manque de respect du cadre de la négociation collective.
Les organisations qui ont appelé à la grève la semaine dernière soutiennent que la situation actuelle répond à une « crise générée par le gouvernement lui-même » et soulignent que la forte participation aux grèves et la mobilisation dans les rues montrent qu'il ne s'agit pas d'une phase ordinaire de négociation.
Pour cette raison, ils insistent sur le fait que la seule issue est une rectification de la part du Gouvernement et ils tiennent la réunion ce mardi à 10 heures à l'UB.