Le quatrième jour de grève partielle des enseignants catalans se concentre ce jeudi sur Gérone et les régions du Maresme et du Vallès. L'impact le plus important s'est concentré à Gérone, puisque les manifestants ont bloqué l'AP-7 à Sant Julià de Ramis et Vilablareix dans les deux sens pendant près de trois heures. Avec l'aide des tracteurs, les enseignants ont installé une scène improvisée avec un grand tableau noir où l'on lit la phrase « » et ils ont également placé des tables et des chaises sur la route. Tôt le matin, comme cela s'est produit les jours précédents, il y a eu des coupures sur d'autres routes, comme la C-58, la N-II, la C-32, la C-60 ou la C-65. Après 9h00, tous les barrages routiers ont été levés, ce qui a généré d'importants retards dans la circulation.
A midi, des manifestations ont été convoquées dans les différents territoires : Sabadell, Mataró, Granollers et Gérone.
C'est le dernier jour de grève partielle par territoire et une plus grande suite est attendue ce vendredi, lorsque la grève s'étendra à toute la Catalogne. Différents secteurs éducatifs sont invités, depuis les enseignants publics, le personnel ouvrier, l'éducation spécialisée et les garderies publiques, les loisirs éducatifs (salle à manger et périscolaire), les subventionnés et les étudiants.
Les enseignants catalans, tout comme le personnel de soutien pédagogique, descendent dans la rue avec une longue liste de revendications, au-delà de l'augmentation des salaires principalement défendue par les syndicats (le doublement du supplément régional, d'environ 700 euros par mois, et qui est gelé depuis 25 ans). Pour les enseignants qui interviennent chaque jour dans les salles de classe, la principale exigence est une augmentation du personnel, et surtout du personnel spécialisé, pour s'occuper d'une plus grande diversité et complexité dans les classes, avec des élèves atteints de troubles et de handicaps qui ne sont pas pris en charge de manière adéquate et qui, collatéralement, affectent le reste des élèves et le déroulement normal des cours. De même, ils exigent, entre autres, une diminution des ratios ou une réduction de la bureaucratie.
Après des semaines de négociations, le gouvernement a surpris la semaine dernière avec un accord avec CC OO et UGT, minorités dans l'enseignement public, pour investir 2 milliards d'euros en quatre ans (dont on ne sait pas comment ils seront réalisés) et qui implique une augmentation de 30% de ce supplément régional d'ici quatre ans, une compensation de 50 euros par nuit pour les enseignants qui vont dans les colonies, un début de diminution des ratios d'ESO dans les centres de complexité élevée et maximale, plus de ressources pour l'éducation inclusive ou une réduction drastique du postes profilés (ceux conçus par les directions pour choisir l'enseignant qui correspond le mieux à leur projet pédagogique).
L'éducation était pressée de signer un accord pour empêcher qu'une grève aussi massive que celle du 11 février ne se produise cette semaine. Mais le gouvernement a mal calculé et le pacte a généré l'effet inverse, enflammant encore plus le moral des enseignants, qui le jugent totalement insuffisant.