Le parquet requiert trois ans de prison contre une femme et sa fille accusées d'avoir volé 125 000 euros à un nonagénaire

Le Tribunal provincial de Madrid accueille ce mercredi un procès contre une femme et sa fille accusées de s'être prétendument approprié 125 000 euros appartenant à une femme nonagénaire, avec laquelle elles entretenaient une relation de confiance étroite. Pour ces faits, classés au délit de détournement, les accusés encourent une peine de trois ans de prison chacun.

Selon le réquisitoire du procureur, auquel Europa Press a eu accès, les deux prévenus entretenaient depuis des années une relation d'amitié et de proximité avec la victime, dont ils fréquentaient le domicile et qu'ils accompagnaient régulièrement à la banque. Les accusés figuraient comme personnes autorisées dans le compte bancaire de la femme âgée afin de l'aider à couvrir ses dépenses quotidiennes.

Le Parquet soutient qu'entre janvier 2011 et mars 2014, alors que la victime avait entre 90 et 94 ans, l'accusée a profité de sa situation de vulnérabilité particulière, résultant d'un déficit cognitif modéré à sévère, pour utiliser l'argent de son compte bancaire à son insu et sans son autorisation et l'utiliser à des fins personnelles.

Pendant cette période, la femme est restée admise à la résidence gériatrique La Purísima Concepción à Madrid, où elle est restée jusqu'à son décès, survenu le 27 avril 2014, les frais de séjour étant directement débités de son compte. Cependant, selon l'accusation, les prévenus ont effectué de nombreux retraits d'espèces, pour la plupart de 3 000 euros par transaction, dans différentes agences bancaires et de manière répétée pendant plusieurs années.

En plus de ces retraits, le parquet détaille d'autres provisions spécifiques de 1 000 et 2 000 euros, pour atteindre un total de 125 000 euros, montant qui – selon le ministère public – n'a à aucun moment été remboursé.

Les faits sont qualifiés de délit continu de détournement de fonds, pour lequel le parquet requiert pour chacun des accusés une peine de trois ans de prison et neuf mois d'amende assortie d'une indemnité journalière de dix euros.

En matière de responsabilité civile, le parquet exige que les deux prévenus indemnisent solidairement l'héritier de la victime à hauteur de 125 000 euros, majoré des intérêts légaux correspondants.