De stagiaire à précaire : la situation actuelle des étudiants stagiaires

Le statut des personnes suivant une formation pratique non professionnelle dans le milieu des affaires, mieux connu sous le nom de statut des bourses, est en cours de réforme. La proposition intègre de nouveaux droits pour les étudiants, mais cela ne suffit pas. Si nous continuons dans cette voie, la précarité restera le protagoniste des pratiques. Il faut que le corps étudiant soit écouté, nous ne pouvons pas tolérer de continuer à jouer avec notre formation.

Nous avons actuellement des pratiques qui ne favorisent pas du tout la formation des étudiants et nous souhaitons trouver une solution à ce problème qui touche de plus en plus de personnes. Du CREUP (Coordonnateur des Représentants Étudiants des Universités Publiques), nous considérons que des changements qui ne sont pas encore établis devraient être apportés :

Tout d'abord, les stages académiques doivent être payésson montant minimum ne peut être inférieur au Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI) en vigueur, calculé au prorata de la durée horaire du stage. Cela réduirait les inégalités économiques et permettrait à tous, quelle que soit leur situation financière, d’accéder à ces opportunités de formation sans compromettre leurs moyens de subsistance.

Ça doit être réglementer la durée et les horaires des pratiques académiques, en tenant compte de ce qui est établi dans le plan d’études. Les stages doivent être conciliants avec la vie personnelle et familiale, l'activité de représentation étudiante, la participation, ainsi que le développement d'activités d'intérêt social, sportif et culturel.

Un autre des gros problèmes que nous rencontrons actuellement est qu’un quota de personnes en formation pratique n’est pas établi par entité. Il est nécessaire d’établir un ratio favorisant les formations spécialisées et de meilleure qualité.

Des stages dignes sont la première étape vers une éducation de qualité et un avenir professionnel

Le corps étudiant n’apprendra pas de la même manière si son tuteur doit former dix étudiants supplémentaires. Nous devons nous assurer que la formation est appropriée et efficace.

Le projet de formation doit assurer une relation directe de compétences à acquérir avec les études terminées, on ne peut pas tolérer que les stagiaires fassent des activités qui ne les concernent pas ni qu'ils soient traités comme des travailleurs, ce sont des étudiants qu'il faut former, pas exploiter.

Heures de travail non rémunérées et tâches en dehors de nos obligations. Au CREUP on dit non, nous avons droit à des stages rémunérés dans lesquels notre travail est valorisé, nos horaires sont respectés et on nous instruit véritablement.

De la part du coordinateur, nous nous engageons pour un changement, mais un changement sensé qui nous donne l'opportunité d'avancer, mais pour cela nous avons besoin du soutien des Institutions. Des stages dignes sont la première étape vers une éducation de qualité et l’avenir professionnel que nous méritons en tant qu’étudiants.