Bill Gates a une fois de plus placé la coopération internationale, la philanthropie et la technologie au centre du débat public. Il l'a fait à Madrid, lors d'un événement marquant le 50e anniversaire d'EL PAÍS, dans une conversation au cours de laquelle le co-fondateur de Microsoft a averti que certaines des plus grandes avancées sociales des dernières décennies risquaient de faire marche arrière.
Voici quelques-unes des conclusions :
- L’affaiblissement de la coopération internationale. Le philanthrope a dénoncé des coupes budgétaires « brutales », notamment aux États-Unis, après le démantèlement de l'Agence pour le développement international.
- Aider coûte peu et permet d’économiser beaucoup. Gates a rappelé que même les pays les plus généreux ne dépassent pas 1% de leur budget en aide étrangère. Il a insisté pour que cet argent se traduise en vaccins, en nutriments et en médicaments de base, et non en débats abstraits. « Si on évite une autre pandémie, cela justifierait la dépense »
- L'avenir de votre organisation. Il a annoncé que la Fondation Gates fermerait ses portes en 2045 après avoir dépensé pratiquement toute sa fortune. Il a défendu la concentration des ressources maintenant, lorsqu'elles peuvent faire la différence. « Il est mort riche » ne fera pas partie des choses qu'on dira de moi.
- L’intelligence artificielle peut tout changer. Gates a plaidé pour une IA accessible qui permettrait des médecins virtuels ou des conseils agricoles dans les pays pauvres. Selon lui, s’il est bien utilisé, il peut améliorer de manière décisive la santé et le développement à l’échelle mondiale.
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