Les protestations des enseignants se déplacent vers le centre de la Catalogne, Lleida et les Pyrénées

La troisième journée de grève des enseignants catalans se déplace ce mercredi vers les régions de Catalogne centrale, Lleida et les Pyrénées. Comme les autres jours, la journée a commencé par des coupures sur les routes principales. Dans ce cas, les militants ont occupé l'autoroute A-2 à Soses et également entre Lleida et Alpicat. De même, les coupes sont reproduites sur le C-55 à Manresa, à Solsona et à Clariana de Cardener (Lleida) et sur le C-16c à Sant Fruitós de Bages (Barcelone), selon le Servei Català de Trànsit.

La grève connaîtra également son apogée à 12h30, lorsque des manifestations auront lieu en trois points : Manresa, Lleida et La Seu d'Urgell.

Il s'agit du troisième jour de grève, après celui d'hier, qui a touché Tarragone et Penedès, qui a eu un suivi de 39% dans les salles de classe, selon l'Éducation (même si les statistiques officielles comptent les services minimums dans leur total) et quelques 4.000 enseignants qui ont manifesté à midi à Tarragone. La semaine de grève a commencé lundi à Barcelone et dans le Baix Llobregat, avec 32% de fréquentation dans les salles de classe et avec 8 000 enseignants manifestant dans les rues.

Les enseignants catalans, tout comme le personnel de soutien pédagogique, descendent dans la rue avec une longue liste de revendications, au-delà de l'augmentation des salaires principalement défendue par les syndicats (le doublement du supplément régional, d'environ 700 euros par mois, et qui est gelé depuis 25 ans). Pour les enseignants qui interviennent chaque jour dans les salles de classe, la principale exigence est une augmentation du personnel, et surtout du personnel spécialisé, pour s'occuper d'une plus grande diversité et complexité dans les classes, avec des élèves atteints de troubles et de handicaps qui ne sont pas pris en charge de manière adéquate et qui, collatéralement, affectent le reste des élèves et le déroulement normal des cours. De même, ils exigent, entre autres, une diminution des ratios ou une réduction de la bureaucratie.

Après des semaines de négociations, le gouvernement a surpris la semaine dernière avec un accord avec CC OO et UGT, minorités dans l'enseignement public, pour investir 2 milliards d'euros en quatre ans (dont on ne sait pas comment ils seront réalisés) et qui implique une augmentation de 30% de ce supplément régional d'ici quatre ans, une compensation de 50 euros par nuit pour les enseignants qui vont dans les colonies, un début de diminution des ratios d'ESO dans les centres de complexité élevée et maximale, plus de ressources pour l'éducation inclusive ou une réduction drastique du postes profilés (ceux conçus par les directions pour choisir l'enseignant qui correspond le mieux à leur projet pédagogique).

L'éducation était pressée de signer un accord pour empêcher qu'une grève aussi massive que celle du 11 février ne se produise cette semaine. Mais le gouvernement a mal calculé et le pacte a généré l'effet inverse, enflammant encore plus le moral des enseignants, qui le jugent totalement insuffisant.

Les grèves se poursuivent ce jeudi avec l'appel centré sur le Maresme et le Vallès, et culmineront vendredi avec une grève dans toute la Catalogne, qui devrait être majoritaire, comme celle du 11 février.