Conflit au Moyen-Orient – 22 septembre 2023 | Macron, après avoir annoncé la reconnaissance de la Palestine à l'ONU: « Le temps de la paix est venu »

La France avertit Israël qu'elle reproduira «avec une fermeté extrême» si elle applique des représailles

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noel Barrot, a averti Israël lundi que s'il riposte à sa reconnaissance de l'État palestinien, comme la fermeture de son ambassade, il reproduira «avec une fermeté extrême».

Interrogé dans une interview avec le canal TF1 sur cette possibilité qui circule depuis quelques jours, Barrot a souligné que « en aucun cas n'est votre intérêt. Si de telles mesures sont prises, nous répondrons avec une fermeté extrême. J'espère que nous n'y arriverons pas » et a insisté que l'initiative de la reconnaissance de l'État palestinien « est condamné à la sécurité d'Israël. »

« Sa demande sera progressive et conditionnée aux éléments sur le terrain, y compris la libération des otages », a déclaré le chef de la diplomatie française.

Une autre des conditions établies par la France pour prendre des mesures dans la concrétion de cette reconnaissance est que l'autorité nationale palestinienne (ANP), comme cela a été engagée, réalisait une profonde réforme de sa gouvernance, et qu'il y a un désarmement du Hamas, qui devrait arrêter de contrôler Gaza, pour lequel l'aide de pays alliés arabes est également attendu.

Barrot a justifié le fait de ne pas vouloir utiliser le terme génocide pour appeler ce qui se passe à Gaza avec l'offensive militaire israélienne avec l'argument selon lequel cette question correspond à « aux juridictions internationales, à la Cour internationale de justice, à la Cour pénale internationale (TPI) ». Cependant, il a remarqué que le rapport des Nations Unies dans lequel le terme de génocide est utilisé met en évidence la gravité de la situation et est un appel à la « cessation » parce que « Gaza est devenu un lieu de mort ».

La reconnaissance de l'État palestinien pour la France sera réalisée avec un discours cet après-midi du président français, Emmanuel Macron, à New York, à l'occasion de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations Unies. À la veille de ce discours, la nuit dernière, le drapeau palestinien et les israéliens ont rejoint par une colombe qui portait dans son apogée une branche d'olivier, symbole de paix. Une projection dans l'un des monuments les plus symboliques de la France en pleine controverse pour l'initiative du Parti socialiste, qui a demandé aux municipalités que ce lundi agisse symboliquement le drapeau palestinien. Une initiative à laquelle le ministre de l'Intérieur, le conservateur Bruno Retilleau a répondu, avec une directive pour demander à la justice d'agir contre les municipalités qui le font, étant donné que cela constitue un acte contraire à la neutralité. (Efe)